Appréciant le confort de travail permis par son parc de contention pour gros bovins, Thierry Chouteau, éleveur dans le Maine-et-Loire, a réalisé un couloir de contention à destination des petits veaux.

« Nous avions déjà un couloir de contention pour bovins, mais il n’était pas pratique pour les veaux : difficile de se pencher avec les barrières », explique Thierry Chouteau, éleveur de vaches allaitantes dans le Maine-et-Loire. Pour gagner en sécurité, il a donc entrepris d'installer un couloir de contention pour veau.

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Un couloir "fabrication maison"

L'agriculteur a installé le dispositif de contention le long du mur de la stabulation. Le couloir, attenant à la case des vaches allaitantes se referme via une barrière ajourée de 5 m. L'installation de 3 m² est surélevée de 20 cm pour qu'elle se situe au dessus de la litière des vaches. « Le couloir se situe dans la dernière travée du bâtiment. Lorsqu’on veut travailler sur les veaux, on attache les vaches au cornadis, et on pousse tout le monde vers le couloir. Le seul bémol, c’est peut-être la barrière : il faut faire attention à avoir tous les veaux dans le même sens quand on ferme. Le mieux serait de les faire rentrer comme dans un couloir traditionnel mais le bâtiment ne s’y prêtait pas », commente l'éleveur à la tête d'un troupeau de 120 vaches allaitantes. 

Le dispositif a été entièrement réalisé par l'éleveur grâce à de la ferraille de récupération. Thierry Chouteau a réalisé lui-même la porte de contention, sur le modèle d'un cornadis de vêlage. Seule la grande barrière a été achetée dans le commerce.

Il faut être deux pour manipuler les veaux, « comme j’ai fabriqué le cornadis moi-même, il manque la ficelle pour les fermer à distance, mais cela n’est pas grave, c'est courant d'être à plusieurs sur ce type d'opération », explique l’éleveur.

7 veaux par cession

Le couloir de contention est spécifiquement conçu pour les jeunes animaux, avec une largeur de 60 cm, il peut contenir 7 veaux de trois semaines. L'agriculteur utilise son installation sur les veaux jusqu'à trois mois et demi, à raison de 4 à 5 veaux par cession. Il utilise ensuite son parc de contention pour bovins : « il faut se pencher un peu, mais c’est plus sécurisant », estime l'éleveur.

Les fonctions de l'installation sont multiples : « tous les veaux y passent » explique Thierry Chouteau. Ecornage, vaccins, tonte, castration ou encore isolement pour les veaux à problèmes, l'éleveur apprécie la sécurité de travail qu'elle permet. « Par le passé, on prenait deux barrières qu'on mettait en triangle, mais c’était dangereux. On pouvait se prendre des coups de pieds… »

Je ne pourrais plus me passer de contention

L'éleveur dispose également d'une installation d'un parc de contention pour gros bovins de 15 m x 5 m, auquel il accède via un quai surélevé qui lui permet de travailler en sécurité. L'installation permet de contenir 5 à 6 animaux.

Case de contentionAvec des veaux de plus de trois mois, l'agriculteur utilise la contention pour gros bovins. (©T. Chouteau)

« Je ne pourrais plus m'en passer » commente Thierry Chouteau, qui passe environ une fois par an tous ses bovins en contention « pour le vermifuge, l’application de produits à mouche, de vaccin, en cas de problème de parage, d’écornage de rattrapage, prise de sang, s’il faut reboucler une bête ou la préparer pour un concours… C'est beaucoup plus sécurisant. » 

Quelques améliorations peuvent cependant encore être apportées : « l’idéal serait que le parc soit couvert et éclairé pour ne pas être dépendant de la météo, ça serait presque une case complémentaire », estime l’éleveur qui dispose déjà d'un abreuvoir à l'intérieur de la case. L'installation d'un portillon anti-recul permettrait également de gagner en confort de travail.