La situation des prairies a continué de se détériorer en juillet. En raison de la sécheresse persistante et des fortes chaleurs, la pousse de l'herbe est au ralenti dans la plupart des régions, indique Agreste dans son dernier point de conjoncture Prairies.

La sécheresse persistante et les épisodes caniculaires impactent fortement la pousse de l’herbe. « Au 20 juillet, la production cumulée des prairies permanentes depuis le début de l’année est inférieure de 21 % à la normale », note Agreste dans son dernier point de conjoncture Prairies.

Etat de la pousse de l'herbe au 20 juilletPousse de l'herbe au 20 juillet 2022. En rouge : déficit important (75 % et moins) ; en orange : déficit faible (de plus de 75 % à 90 %) ; en vert : normal (de plus de 90 % à 110 %) ; en vert foncé : excédent (plus de 110 %).  (©Agreste-Isop-Météo France-Inrae)  

Sans surprise, la situation s'est dégradée en juillet en raison de la quasi-absence de pluie et des fortes chaleurs. Agreste note toutefois une exception : dans la partie centrale de la France, les pluies ont été proches de la normale, et la pousse se situe elle aussi dans la norme.

Mais ailleurs, « seules 20 % des régions fourragères ont une pousse supérieure à la normale en juillet, explique Agreste. Le déficit de pousse a été important dans une grande partie Sud-ouest et le long de la Manche. Depuis le début de la campagne, le déficit atteint 60 % en Paca et dépasse 30 % en Occitanie et dans les Hauts-de-France. Nouvelle-Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté et Centre-Val-de-Loire ont un déficit voisin de 15 % alors que dans les autres régions, il est souvent compris entre 20 et 25 %.  »

Habituellement, la pousse cumulée de l'herbe au 20 juillet atteint 70 % de la pousse annuelle de référence, mais cette année elle n'est que de 55 %. 

Sur les réseaux sociaux, plusieurs éleveurs ont témoigné de ce manque d'herbe et de l'obligation de complémenter en pâture ou de rentrer leurs animaux : 

Ironie de la ?? Un paysage désertique sous un ciel nuageux ..... #BretagnePour nous rappeler que notre travail est tributaire des aléas climatiques.Que rien n'est sûr & que la #souveraineté alimentaire est menacé ici et ailleurs#ceuxquifontlagriculture #ceuxquifontlelait pic.twitter.com/zyjht5akqQ

— ???? Marie Andrée Luherne?????????????? (@MaLuherne56) July 28, 2022

Retour à la ferme pour les 10 dernières.Je n'ai plus aucune vache en pâture : l'objectif est de préserver les prairies et leur permettre de repousser si un jour il pleut.Espérons que les stocks suffisent pic.twitter.com/ygxJBzo8mA

— Antoine Thibault (@AgriSkippy) July 29, 2022