Face à la sécheresse en cours, l’Idele liste une série d’outils et de leviers pour adapter son système à la situation.

Sol fissuréPlusieurs leviers peuvent être actionnés pour faire face à la sécheresse.  (©Pixabay)

Mai 2022 s’est révélé le mois de mai le plus chaud et le plus sec depuis au moins 1946. Il s’inscrit également dans un printemps 2022 particulièrement sec, puisque le déficit de précipitations est de 45 % par rapport à la normale.

Aussi, pour faire face à la sécheresse en cours, l’Idele recense différents leviers et outils utiles aux éleveurs pour s’adapter, en précisant qu’ils ne sont pas applicables partout et doivent donc être ajustés à chaque contexte et à chaque système :

  • Réaliser un bilan des stocks fourragers : évaluer les besoins en fourrages stockés jusqu’au printemps suivant (en estimant les effectifs qui seront présents et les besoins des différentes catégories d’animaux) et les comparer aux récoltes déjà réalisées. Ajuster ensuite les effectifs si nécessaire, en se séparant des animaux les moins rentables, notamment les plus faibles producteurs ou ceux à cellules par exemple.   
  • Préserver son stock fourrager en évitant le gâchis et donc en ajustant au mieux les rations aux besoins des animaux.
  • Réaliser des rations à base de paille pour les animaux à faibles besoins avec des compléments.
  • Utiliser des co-produits pour faire face à un déficit fourrager.
  • Valoriser au mieux l’herbe sur pied : « La constitution de stock sur pied sur des parcelles riches en légumineuses valorisera mieux les températures élevées tout en gardant de bonnes valeurs alimentaires, ces légumineuses ayant la capacité de maintenir plus longtemps une meilleure digestibilité que les graminées pendant leur phase de reproduction », indique l’Idele.
  • Implanter des dérobées d’été, comme le sorgho fourrager ou le colza fourrager. « Plusieurs espèces sont disponibles pour une implantation en fin de printemps et une exploitation pendant l’été. Attention toutefois aux conditions hydriques au moment du semis pour garantir l’implantation. La productivité de ces espèces dépend complètement des précipitations estivales. C’est un pari risqué qui peut être gagnant mais ne peut pas faire l’objet d’une stratégie unique », prévient l’Idele.