À l’occasion de la présidence française de l’Union européenne, débutée le 1er janvier, la Coopération agricole a dévoilé une série de propositions destinées à favoriser la reconquête de la souveraineté alimentaire européenne en renforçant la compétitivité, accompagnant la transition, mais aussi en améliorant la résistance de l’agriculture européenne face à la concurrence mondiale.

Une Europe agricole et alimentaire « souveraine, inclusive et responsable », c’est le projet que soutient la Coopération agricole dans le cadre de l’actuelle présidence française de l’Union européenne. L’organisation a dévoilé le 12 janvier une plateforme de 13 propositions destinées à favoriser la reconquête de la souveraineté alimentaire au niveau européen.

[CP @lacoopagricole] "Présidence française du Conseil de l’Union européenne 2022 : 13 propositions pour mettre l’agriculture et l’alimentation au cœur de l’ambition d’autonomie stratégique de l’Europe"https://t.co/g23gsFtyiscc @ChargeDom @bernard_ader @J_Denormandie @CBeaune pic.twitter.com/LKBmrMd17T

— La Coopération Agricole (@lacoopagricole) January 12, 2022

Ces propositions se déclinent en trois axes, le premier portant sur la compétitivité. Innovation, nouvelles technologies, financement de la transition et développement de l’autonomie énergétique (à l’échelle des exploitations et des territoires) doivent permettre de concilier besoin de compétitivité et nécessaire transition.

La Coopération agricole entend également « faire de l’alimentation un pilier de l’autonomie stratégique de l’Union européenne » et demande des études d’impacts « cumulatives » sur les stratégies européennes du Green Deal. L’adaptation nécessaire de la politique de concurrence est également mise en avant, d’autant plus face à une concurrence internationale féroce. La Coopération agricole propose aussi de « synchroniser les agendas entre les transitions mondiales et européennes vers des systèmes agroalimentaires plus durables ».

Enfin, l’organisation veut promouvoir l’alimentation européenne, ce qui passe par une harmonisation de la réglementation et de la transposition des normes, une absence de distorsion de concurrence entre les États membres, et une convergence fiscale et sociale.