Que ce soit une construction neuve ou une amélioration de l'existant, Thierry Regeard, spécialiste du bâtiment d'élevage, pour Eilyps liste quelques éléments importants dans la conception d'une stabulation.

Stabulation vaches laitièresPour une construction neuve, pensez aux potentielles évolutions futures. (©Terre-net Média)

« Le bâtiment de demain devra répondre aux enjeux environnementaux, suivre la tendance de réduction énergétique mais aussi respecter le bien-être animal et le confort de travail », cite Thierry Regeard, responsable du bureau d'études bâtiment d'Eilyps Tecmatel. Il rappelle également les aspects de réchauffement climatique induisant un stress thermique pour les bovins.

Un bâtiment d'élevage évolutif

À travers son service spécialisé, Eilyps recommande aux éleveurs la construction de bâtiments dit « parapluie/parasol ». L'expert explique : « On parle là d'isolation des toitures, d'apport de lumière latérale afin de limiter les tôles translucides en toiture, de bardage amovible, et d'équipements mécaniques de brassage d'air pour les constructions les plus larges. »

Un autre aspect à avoir en tête dans la conception du bâtiment : l'imaginer évolutif. Agrandissement, aménagement, remplacement de l'outil de traite... : il faut anticiper et prévoir les éventuels changements (notamment pour la transmission de la structure).

Cas concret au Gaec de la Gendrotais (35) :

Eilyps a suivi la construction d'une stabulation en caillebotis intégral pour 180 VL avec 3 robots de traite. Sa particularité : deux auvents monopentes et un bipente central, conçus par l'entreprise Arcanne, spécialiste de la charpente.

Gaec Gendrotais (35)Un bâtiment d'élevage 100 % logettes caillebotis avec une toiture en bipente + 2 monopentes. (©Eilyps)

« Sur ce bâtiment, au niveau des appentis, le pourcentage de pente est relativement faible afin d'éviter que le décroché de toiture ne soit trop haut. Cela permettra une ouverture suffisante pour un bon renouvellement de l'air (ni trop grande pour ne pas avoir à la barder, ni trop petite pour ne pas limiter l'entrée d'air). À l'inverse, sur le bâtiment central, il faut un minimum de 30 % de pente pour avoir un effet cheminée suffisant », explique Thomas Cunegonde de la société Arcanne.

Bâtiment d'élevageCroquis du bâtiment. (©Eilyps)

« Dans les cas où il n'y a qu'un monopente accolé au bipente (souvent du type bâtiment classique + couloir d'alimentation), on fait quand même un décroché de toiture pour avoir une bonne ventilation. »

Améliorer la stabulation existante

« Les bâtiments d'il y a quelques années ont été conçus en égalisant les besoins de l'Homme et de l'animal (beaucoup de bardages, des translucides, etc.). Or, avec la hausse des températures, des adaptations sont aujourd'hui nécessaires. » Parmi elles, Thierry Regeard cite les entrées d'air pour une bonne ventilation (sans courant d'air l'hiver et avec courant d'air l'été). Certains créent des ouvertures amovibles ou débardent une partie du bâtiment. Autre possibilité : positionner des brasseurs d'air verticaux ou horizontaux.

Retrouvez l'ensemble des conseils dans le replay du webinaire dédié :

Cliquez sur l'image pour écouter le replay du webinaire