Face à toute la propagande animaliste des associations anti-élevage, comment le consommateur perçoit-il l'élevage ? Dans un article publié en novembre 2021 sur le site The Conversation France, Romain Espinosa, chargé de recherche en économie au CNRS, nous donne quelques éléments d'éclairage sur le sujet.

ElevageComment le consommateur perçoit-il l'élevage ? Il reste du travail de communication à faire ! (©CC)

« Élevage intensif : entre militants animalistes et industriels, qui croire ? », c'est le titre de l'article écrit par Romain Espinosa, chargé de recherche en économie au CNRS, sur le site collaboratif The Conversation France. Selon lui, « les chiffres officiels montrent qu’il y a là un paradoxe statistique, aisément compréhensible mais source d’erreurs pour le consommateur comme pour le législateur. » En d'autres termes, le consommateur a de quoi s'y perdre... Explications.

Point de vue de l'éleveur VS vécu des animaux

« En France, la très grande majorité des animaux vit dans des élevages intensifs, alors que la grande majorité des éleveurs élèvent leurs animaux dans de petites exploitations. » L'auteur évoque les porcs, les poulets et poules pondeuses, et même chose pour les bovins : « plus de la moitié des éleveurs travaillent dans des exploitations de moins de 70 vaches, tandis que près de 60 % des vaches sont élevées dans des exploitations de 70 vaches et plus. »

Il poursuit : « La définition de l’élevage français dépend ainsi de la perspective adoptée : celle des animaux ou celle des éleveurs. L’éleveur "moyen" (médian, pour être précis) est un éleveur bovin qui élève moins d’une centaine de vaches dans son exploitation. Au contraire, l’animal « moyen » est un poulet de chair élevé dans une ferme-usine à plus de 20 000 voire 50 000 poulets.

Informer les consommateurs

Des études le prouvent : les consommateurs sont demandeurs d'informations sur l'élevage. Mais les discours opposés entre les représentants de la filière et les militants animalistes ont de quoi les perturber (« qui dit vrai ? »)...

Selon Romain Espinosa, il y a un besoin de réforme du monde de l'élevage, en prenant en compte le bien-être animal en priorité, ce qui sera profitable aux petites et moyennes exploitations. 

Et vous, qu'en pensez-vous ? Dites-nous en commentaires !